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Le Premier ministre israélien a particulièrement apprécié la décision de la Maison-Blanche, contrairement à la France, qui soutient les juges concernés.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a annoncé mercredi de nouvelles sanctions visant deux juges – un Français et une Canadienne – ainsi que deux procureurs de la Cour pénale internationale (CPI), devenue la bête noire de l’administration Trump.

«Aujourd’hui, je désigne Kimberly Prost (Canada), Nicolas Guillou (France), Nazhat Shameem Khan (Fidji) et Mame Mandiaye Niang (Sénégal) pour avoir directement participé aux efforts de la CPI visant à enquêter, arrêter, détenir ou poursuivre des ressortissants des États-Unis ou d’Israël, sans le consentement de l’un ou de l’autre de ces pays», a déclaré le secrétaire d’État américain. L’administration Trump entretient un conflit de longue date avec la CPI. La colère de Washington s’est intensifiée après l’émission d’un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Washington avait déjà sanctionné en juin quatre magistrates de la CPI, jugeant «illégitimes» et «politisées» les procédures visant des soldats américains ou des responsables israéliens. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué mercredi les sanctions américaines annoncées contre plusieurs magistrats de la Cour pénale internationale (CPI).

Netanyahu salue «une action de vérité et de justice»

«Je félicite Marco Rubio, le secrétaire d’État des États-Unis, qui a décidé d’imposer des sanctions contre les juges de la Cour pénale internationale à La Haye», déclare Netanyahu dans un communiqué publié par son bureau. «C’est une action décisive contre la campagne de diffamation et de mensonges visant l’État d’Israël (et son armée) en faveur de la vérité et de la justice», ajoute le Premier ministre, lui-même visé depuis novembre 2024 par un mandat d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans la bande de Gaza.

La France, pour sa part, a exprimé mercredi sa «consternation» après la décision des États-Unis de prendre de nouvelles sanctions contre quatre magistrats de la Cour pénale internationale (CPI), dont un juge français, selon un communiqué du ministère français des Affaires étrangères.

La France «exprime sa solidarité à l’égard des magistrats visés par cette décision», parmi lesquels le juge français Nicolas Guillou, et estime que les sanctions américaines sont «contraires au principe d’indépendance de la justice», a souligné un porte-parole du ministère, alors que les États-Unis les justifient par «une politisation» de la CPI.

Post Author: africaluxradio

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